Publié le 19 octobre 2010 • Par Marie-Ève Lachance
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L’Océanic en péril?
Annoncé il y a quelques semaines, l’Océanic de Rimouski a enregistré un déficit de 93 259 $ la saison dernière. Le prix du loyer et des rénovations, ainsi que la faible assistance sont des éléments qui peuvent expliquer les problèmes financiers de l’équipe.
L’argent versé à la ville de Rimouski
L’Océanic est une des rares formations de la LHJMQ à payer un loyer pour la location de son aréna. Les Remparts de Québec est l’autre équipe qui paie pour sa glace. Il y a aussi le cas des Saguenéens de Chicoutimi : l’organisation doit verser des redevances à la ville seulement lors des matchs où il y a 3 500 partisans et plus au Centre Georges-Vézina.
La ville de Rimouski demande 78 000$ par année pour la location du Colisée. Il s’agit d’une hausse de 23 000$, puisque le loyer était auparavant de 55 000$. À la facture s’ajoute un montant de 20 000$ par année qui devra être versé pendant 15 ans pour le tableau indicateur. Il y a aussi un 10 000$ en taxes diverses. Finalement, l’organisation de l’Océanic doit encore 350 000$ pour les rénovations qui ont été effectué dans le Colisée (loges, vestiaires, bureaux administratifs).
Au total, l’Océanic doit débourser à la ville plus de 100 000$ par an. À ce montant, il faut ajouter tous les frais liés à la Ligue (Les conseillers pédagogiques, les tuteurs, les bourses d’études, le personnel médical et les frais transports inter-provinciaux).
La faible assistance
La billetterie de la deuxième rue a connu une diminution d’achalandage. La baise d’entrée d’argent de 232 155$ depuis la saison dernière le prouve. Cette réduction provient de la chute de la vente des billets de saison. Il s’agit d’une diminution de plus de 500 billets de saison depuis la saison 2008-2009. Pour la présente saison, 2 100 personnes possèdent un billet de saison.
Le Colisée de Rimouski, qui compte une capacité de 4 415 assis et 5 062 au total, n’a pas été plein en saison régulière depuis le 13 mars 2009. L’Océanic a joué huit parties à domicile cette saison avec une moyenne de 3 247 spectateurs. Le plus au total a été de 4 011 lors du match d’ouverture. Il y a eu cinq matchs entre 3 000 et 3 500 partisans. Les deux matchs en dessous de 3 000 personnes (2 818 et 2 814) font très mal à l’organisation.
Les solutions possibles
La ville de Rimouski est un premier élément de l’équation. L’Océanic, à la signature de leur entente financière, avait les moyens pour payer cette facture, mais plus maintenant. Il faudrait peut-être que les deux parties s’entendent pour la modifier. Une rencontre sera planifiée lors du prochain conseil d’administration de l’Océanic.
La Ligue a peut-être aussi un rôle à jouer car si l’Océanic éprouve des difficultés, cette situation peut affecter d’autres équipes. Il est possible de penser au cas du Drakkar de Baie-Comeau qui connait des finances parfois difficiles.
Après ce bilan négatif, l’organisation a mentionné que ce n’était pas aux partisans de payer. Le prix des billets ne devrait donc pas trop changé au cours des prochaines années.
Après les grosses saisons (2000, 2005, 2009), le nombre de partisans diminue. L’an dernier, année de transition, l’équipe a pourtant démontré de très belles choses. Les foules n’ont toutefois pas augmenté malgré les résultats. Et cette incroyable saison n’a pas non plus eu beaucoup d’impact sur l’assistance en ce début de saison. L’organisation doit continuer à travailler leur concept d’animation, entre autre avec le tableau indicateur qui coutent si cher, pendant les parties et trouver d’autres éléments qui attireraient les gens.
Une étape de réalisée
Le conseil d’administration a accepté 13 nouveaux actionnaires qui investissent chacun 3 250$. La mise de fond d’environ 50 000 sera égalée par la deuxième moitié des propriétaires à savoir André Jolicoeur et Maurice Tanguay.
Les actions entreprissent par l’Océanic seront connu au cours de la saison. Pour les résultats, il faudra observer l’assistance des matchs, mais le tout sera plus observable à la fin de la saison et lors des suivantes.
Marie-Ève LachanceSports Juniors Magazine
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