Publié le 29 novembre 2010 • Par Bianca Paquette
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L’expérience d’Olivier Roy du Titan d’Acadie-Bathurst
Chaque lundi, Sports Juniors vous présente une entrevue avec un joueur québécois évoluant pour une formation des Maritimes . Cette semaine, profitez-en pour en apprendre davantage sur le gardien de but du Titan d’Acadie-Bathurst, Olivier Roy.
À ta première saison avec les Screaming Eagles du Cap Breton, comment a été ton adaptation à ta nouvelle ville? Qu’est-ce qui a facilité ton adaptation?
L’adaptation s’est bien faite, mais lentement quand même parce que je ne parlais pas anglais avant d’arriver au Cap Breton. Je l’ai appris avec le temps. Après quelques mois de ma saison recrue, je me débrouillais, mais ça m’a vraiment pris un an pour le parler couramment. Mes amis dans l’équipe et les gens de ma pension m’ont beaucoup aidé. À 16 ans, j’habitais avec un vétéran donc il a été le pont entre moi et les autres.
Tu es né dans un tout petit village dans le Bas-Saint-Laurent. Est-ce que ça te faisait peur de partir aussi loin de la maison dans un monde anglophone?
La distance n’a jamais été un problème parce que je suis parti de la maison depuis que je joue Bantam. Pour ce qui est du marché anglophone, c’est ce que je désirais. Puisque je ne parlais pas anglais, je voulais vraiment être repêché par une équipe anglophone afin d’apprendre l’anglais tout en jouant au hockey. Je voyais ça comme une opportunité de deux pour un.
Comment gardes-tu contact avec ta famille et tes amis?
Je parle avec mes parents régulièrement. Quand je jouais au Cap Breton, ils allaient me voir jouer un peu partout au Québec, mais maintenant que je joues à Bathurst, c’est assez près de chez moi donc ils pourront venir me voir jouer à domicile. Mes amis, je leur parle sur MSN et Facebook.
De quelle manière poursuis-tu tes études dans les Maritimes?
Je suis des cours du Cégep du Québec à distance. J’apprends bien avec ce système là, même si ça ne va pas aussi vite que si j’étais au Québec.
Qu’est-ce qui rend ton expérience dans la LHJMQ mémorable?
Je suis extrêmement choyé de pouvoir vivre l’expérience du hockey junior. Peu importe l’équipe avec qui tu joues, tout le monde a le même objectif. La gang de gars avec qui tu vis, tu travailles et que tu côtoies devient ta famille et c’est incroyable de vivre cela.
Si tu avais la chance d’aller jouer pour une équipe du Québec, que choisirais-tu? Pourquoi?
Rendu à 19 ans, je voudrais jouer avec une équipe du Québec parce que maintenant je suis capable de parler en anglais, mais à 16 ans, je voulais vraiment évoluer dans un marché anglophone.
Qu’est-ce que tu as à Bathurst que tu n’as pas à la maison?
Peu importe dans quelle ville je joue, j’ai tout ce que je n’ai pas à la maison. Dans mon petit village, je n’ai même pas de Subway donc même si Bathurst est une petite ville, tous les restaurants sont du luxe pour moi.
Qu’est-ce que tu as à la maison que tu n’as pas à Bathurst?
Des champs et du foin. Par chez nous, c’est tout ce qu’il a.
La semaine prochaine, l’entrevue portera sur Danick Gauthier des Sea Dogs de Saint John.
Bianca PaquetteSports Juniors Magazine
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