Publié le 13 décembre 2010 • Par Pierre-Luc Chenel
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L’expérience de Jean-Sébastien Fournier
Chaque lundi, Sports Juniors vous présente une entrevue avec un joueur québécois qui évolue dans une formation anglophone. Cette semaine, voici celle portant sur Jean-Sébastien Fournier, des Screaming Eagles du Cap-Breton
Comment a été ton adaptation au Cap-Breton?
Ça c’est bien fait. J’avais 18 ans, alors j’avais déjà une certaine expérience au niveau du hockey junior. Pour l’anglais, ça n’a pas été facile au début, mais quand tu es entouré de gens qui parlent en anglais, ça s’apprend assez vite. Quand tu es vraiment plongé dedans, tu vas l’apprendre plus vite.
Est-ce qu’il y a de quoi qui a facilité ton adaptation?
Il y a eu des joueurs dans l’équipe qui m’ont aidé quand j’avais de la difficulté. J’ai eu une bonne famille de pension.
Est-ce que tu as eu un « grand frère » lorsque tu es arrivé?
J’habitais à côté de Francis Meilleur, qui était là pour moi. Il m’a donné beaucoup de conseils et m’aidait lorsque j’avais de la difficulté en anglais.
Côté voyage, comment ça se déroule?
Comme que j’avais joué mon Midget AAA en Abitibi, la transition a été plus facile. C’est sûr que l’élément fatigue vient jouer un rôle déterminant au cours de la saison. Je trouve que ça va bien.
Que fais-tu pendant un voyage pour passer le temps?
C’est sûr qu’avec la technologie, on peut avoir un ordinateur et un cellulaire. J’aime ça appeler ma famille pendant ce temps là. Des fois, j’écoute des films avec d’autres joueurs de l’équipe.
Côté culture, est-ce que ç’a été un gros choc pour toi?
Oui, c’est vraiment différent de la mentalité du Québec. Il y a certaines choses qui ont été difficiles au début, mais je me suis habitué vite.
Pour les études, comment a été ton transfert?
Nous sommes choyés au niveau des études. Ils sont vraiment pointus pour l’école. Tous les joueurs qui sont au Cégep à distance au Québec, nous avons quatre heures d’école par jour dans une classe.
Je suis au Cégep à distance en sciences humaines et j’ai aussi pris des cours en comptabilité et en gestion d’entreprise.
De jouer dans les Maritimes, trouves-tu que c’est un plus d’être déjà bilingue pour le futur?
Absolument! Ça n’a pas été facile quand j’ai été repêché, car c’est loin. Mais, j’étais vraiment content d’avoir la chance d’apprendre l’anglais. Il n’y a rien de mieux.
Pierre-Luc ChenelSports Juniors Magazine
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