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Publié le 18 janvier 2011 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Les suspensions pour coup à la tête

Les coups dangereux, comme ceux portés à la tête, doivent être banni dans le hockey, tous niveaux confondus. La LHJMQ applique des suspensions aux joueurs contrevenants. Au cours des dernières semaines, trois joueurs ont été puni lors d’un match pour mise en échec à la tête avec extrême inconduite, mais seulement deux ont été suspendus.

Les coups à la tête ont fait la une lors de la saison 2009-2010, avec entre autre les cas Patrice Cormier et Marco Scandella. Si les trois derniers cas répertoriés n’ont pas entraîné de conséquences négatives (les joueurs frappés ont seulement été sonnés et ont pu poursuivre leur match), il demeure important d’agir pour le bien des joueurs et faire passer un message clair.

Lors de la rencontre du 9 janvier, le défenseur Patrick Doré, de l’Océanic de Rimouski, a assené un coup à la tête d’un joueur des Wildcats de Moncton. Il a écopé de cinq minutes en plus d’une extrême inconduite. Le préfet de discipline a appliqué une suspension de trois rencontres.

Un autre défenseur de l’Océanic vient d’être suspendu pour le même genre de geste. Étienne Boutet sera absent une rencontre après un coup porté à la tête d’un joueur du Drakkar de Baie-Comeau, samedi le 15 janvier.

Il s’agit de suspensions justes, car ces gestes doivent être éradiqués. Il est toutefois étonnant qu’une situation identique n’a pas aussi été punie. Le vendredi 14 janvier, l’Océanic accueillait les Cataractes de Shawinigan. En fin de première période, Dominik Schlumpf a porté une mise en échec à la tête de Michael Beaudry. Le défenseur des Cataractes a reçu cinq minutes et une extrême inconduite de partie. Pourtant, aucune suspension n’a été annoncée dans son cas par la suite, il a même participé aux deux parties suivantes avec son équipe.

Il est intéressant de se demander pourquoi ce geste n’a pas été appelé contrairement aux autres. Selon le règlement 21.3, « l’arbitre est tenu se soumettre un rapport au Commissaire de la Ligue pour toute punition de match et des circonstances de l’incident, le tout immédiatement après le match où les incidents sont survenus. » Si ce rapport a été fait, la règle 23.2 donne toute latitude au Commissaire d’imposer des suspensions.

L’explication de cette situation demeura peut-être inconnue. Mais au-delà de cela, il est possible d’observer une hausse du nombre de suspensions dans la LNH pour ces gestes portés à la tête depuis le début de la saison. Il semble donc que la lutte est bien enclenchée dans ce dossier.


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