Tout récemment on envoyait Patrick Roy à Denver en apprenant que l’organisation de l’Avalanche avait mis fin à son association avec Joël Quenneville. Sports Juniors s’est permis de discuter avec Patrick Roy, de découvrir l’autre côté de l’homme et que la LNH n’est pas dans ses projets à court terme et peut être pas à long terme également…
L’avenir
C’est bien évident que des centaines de fanatiques le voient à l’autre bout de l’autoroute 20 derrière le banc des Canadiens. Pourtant, dernièrement c’est à Denver avec l’Avalanche qu’on l’envoyait, après avoir appris que Joël Quenneville et la formation du Colorado avait mis fin à leur association. La rumeur est venu rapidement aux oreilles de notre cher gardien, « Je suis surpris et jamais je n’ai pensé à Denver. Si j’ai un appel de l’organisation j’écouterai ce qu’il on à m’offrir, c’est une question de respect. » Il ne veux pas embarquer dans le jeu il se défile et change de sujet. Il a le charisme pour atteindre les rangs majeurs mais pour tout de suite il n’a pas l’air intéressé. Croyons nous vraiment que Roy puisse refuser un emploi dans la Grande Ligue? L’argent n’étant pas un problème pour lui ayant même rompu un contrat de 8 millions, ce serait donc le défi et l’ambition qui le commanderait vers un avenir de coach professionnel.
Si une offre formelle lui tombait du ciel et si intéressante soit elle, il saura sûrement encore nous surprendre comme il a toujours su, si bien le faire depuis des lunes. Beaucoup de gens sont curieux et Sports Juniors lui a posé directement la question, à savoir s‘il graduera dans la grande Ligue un jour, « Ce n’est pas quelque chose que je regarde à court terme, je suis excessivement heureux dans ce que je fais et tant que j’aurai autant de plaisir à la faire je resterai ici, honnêtement je serais l‘homme le plus surpris du monde de me retrouver de nouveau dans la LNH, » confirme Patrick.
Ses débuts avec les Remparts
À ses dernières années avec l’Avalanche il se posait souvent la question de se qu’il pourrait faire à sa retraite. Patrick avoue sincèrement, « je ne suis pas du type à rester à la maison et se la couler douce, je suis un homme actif et je voulais le rester. Je cherchais une cause dans laquelle il serait intéressant de m’impliquer et l’idée de la LHJMQ m’est venu. J’ai jasé avec quelques personnes, dont Julien Gagnon et Gilles Rompré, de bons amis de Jacques Tanguay et j’ai appris que les Harfangs de Beauport étaient à vendre,» raconte le propriétaire des Remparts. Étant un gars de défis, Roy à rencontrer Tanguay et la belle aventure a débutée pour eux. «Je choisis de qui je m’entoure, alors je leur donne ma pleine confiance,» déclare Roy.
Le coach
Il a pris charge de l’équipe des Remparts l’année où ils ont gagné la Coupe Memorial en 2006. Par contre ça faisait deux saisons auparavant qu’il était DG de la formation. On découvre maintenant qu’il est un enseignant, un bon motivateur et qui sait faire passer son message aux moments opportuns. Il est intense, compréhensif et il veux gagner tous les soirs mais pas à n’importe quel prix. Quand on discute avec Patrick Roy on se rend compte qu’il prend la charge des ses joueurs à 100% et que le mandat qu’il se donne durant la saison est celui de «père», il veux être près d’eux et les comprendre à tout point de vu. Il est très lucide qu’il travaille avec des jeunes de 16 à 20 ans et veux leur donner la meilleure façon de jouer sur une patinoire. La LHJMQ est une école de vie pour les jeunes hommes et il veux faire en sorte que sa soit le plus beau moment de leur existence. « Après avoir évolué pendant 18 ans dans la LNH, j’aime le contact avec la glace c’est l’endroit ou je me sent le mieux. Partager mes expériences du passé avec mes joueurs est une partie de leur apprentissage, je crois. Je suis capable et en mesure de leur dire quoi et comment le faire pour réussir,» dévoile l’entraîneur-chef. Roy est quelqu un d’exigeant envers lui et envers ses patineurs c’est peut être ça qui aide à faire entrée le message…. Quand il parle, on l’écoute et il prend des décisions que d’autre n’oserait prendre, mais comme il s’appel Patrick Roy, il les assume.
Nicole Bouchard est le bras droit de Patrick Roy dans sa grande aventure avec les Remparts et elle le connaît mieux que quiconque. «Patrick est tout le contraire de ce que les gens perçoive de lui. Il possède une belle générosité, toujours disponible, il ne se défile jamais. C’est un homme sensible, avec une faim de compétitivité rare, un vrai passionné. Il est amoureux de son sports et veux veux pas il nous entraîne dans cet amour du hockey, on suit la parade. Ce n’est pas une personne arrogante comme plusieurs pensent, mais la diplomatie sa ne fait pas trop partie de lui dans le sens qu’il ne passe pas par des détours pour dire ce qu’il a à dire. Il est humain,» affirme la directrice des Remparts.
L’impact Roy
Il est important pour Patrick de s’impliquer au niveau de la communauté de Québec et pas juste au niveau des Remparts. Il a créé une caravane qui se promène dans les arénas de Québec, qui rencontre les parents et les joueurs de catégorie mineure. Avec ses joueurs quelques fois durant la saison ils rencontrent les enfants malades du CHUL, pour montrer et comprendre aux hockeyeurs que se battre et gagner ne s’applique pas juste au sport mais dans d’autre domaine de la vie. Il dit remettre à Québec se que Québec à fait pour lui. « C’est la ville qui m’a vue naître, grandir, qui m’a vue donner mes premiers coups de patin, je lui doit ça,» exprime l’ex numéro 33. Il s’occupe de tout ses causes avec beaucoup de dévouement. Partout où il va il fait réagir que ce soit dans la LHJMQ où ailleurs l’impact Patrick Roy est fort qu’on le veuille ou non. Il a été l’idole de plusieurs du temps de son hockey professionnel. Il fait salle comble à tous ses matchs et pas juste à Québec mais partout où passe l’homme derrière le banc. « Je reçois des appels de partout dans la Ligue, pour me demander s’il sera disponible pour une entrevue avant ou après le match, les médias le réclame,» déclare Nicole Bouchard. L’homme est passionné par sa ville et sa se sent.
Le père de famille
Patrick est un homme et un père de famille avant tout. La relation qu’il entretien avec ses enfants est la plus belle chose qui existe pour lui. «J’ai une très belle relation avec mes enfants. Le hockey est une chose, la maison une autre et les gars le savent. En famille c’est papa au travail c’est Patrick. Comme toutes les familles nous avons nos moments à nous, nos activités, nos soupers, rien de différent que les gens qui travaillent de 8 à 5 ont à leur retour le soir après une journée de travail. Comme tout le monde j’aime relaxer et flâner quand je suis en congé, » explique l’ancien de la LNH.
Patrick Roy est conscient que des milliers de personnes le voit comme un être baveux, arrogant avec une grosse tête mais pour lui l’important est que les gens qui le connaisse n’ont pas cette perception et sa lui suffit grandement. L’image qu’il projette est vraiment le moindre de ses soucis. « Moi je sais que je suis un bon père, que je suis un coach qui fait bien son travail et je dors sur mes deux oreilles, alors ceux qui me voit comme un monstre ça leur appartient et ça prouve qu’ils me connaissent très mal,» affirme le guerrier.
Roy n’a jamais caché qu’il voulait rester et ne pas quitter Québec mais sauf que présentement c’est évident qu’il y a un échéancier qui s’est mis en marche. Il est fière de diriger les Remparts et ses enfants. Il avoue vouloir les voir grandir. Jonathan à encore une année junior devant lui peut être deux quant au cadet Frédéric il a sûrement quatre saisons face à la Ligue de hockey junior majeur du Québec.
Patrick Roy n’a pas fini de faire couler de l’encre. Beaucoup de potentiel s’ouvre devant lui mais pour l’instant Québec rempli ses aspirations avec le parallèle d’être présent pour ses enfants.


