Les Olympiques de Gatineau auront réussi à déjouer tout les pronostiques des experts qui s’accordaient à dire que la Coupe du Président serait gagnée à Rouyn-Noranda cette année.
Avec une saison de rêve où les Huskies de Rouyn-Noranda ont terminé au premier rang au classement général de la LHJMQ, en plus d’effectuer trois rondes parfaites alors que les hommes d’André Tourigny n’avaient même pas connu la défaite, il était évident que les attentes étaient très élevées.
Après une autre défaite humiliante en série finale par le compte de 7 à 3, plusieurs joueurs et membres de la direction des Huskies avaient de la difficulté à expliquer cette élimination.
« Je ne crois pas qu’on ait joué un mauvais match aujourd’hui, a lancé André Tourigny. Les gars ont vraiment travaillé fort, on s’est battu jusqu’à la fin, mais ça montre à quel point Gatineau a bien joué. »
Malgré tout, même si on pouvait sentir de la déception dans les propos d’André Tourigny, après la rencontre, le mentor des Huskies tenait tout de même à féliciter ses joueurs.
« On est fier de nos gars, tant durant la saison que durant les séries. Toutefois, fier ne veut pas dire satisfait, dans le sens que c’était la coupe qu’on voulait gagner. Par contre, si j’ai un regret, c’est que nous avons créé beaucoup trop de revirements. D’ailleurs, c’est le seul reproche que je peux faire à mes joueurs. »
Du coté des joueurs des Huskies, on avait beaucoup de mal à expliquer ce qui a bien pu causer un tel effondrement en finale.
« Il était peut-être mieux préparé que nous, mais je crois que nous étions bien préparés également. On s’est tout simplement tiré dans le pied. On a perdu par notre faute en ayant commis trop d’erreurs » de souligner Sébastien Piché qui a remporté la coupe du Président l’an dernier avec Lewiston.
« C’est sûr que tous les gars sont très déçus. On voulait aller jusqu’au bout, puis là c’est de réaliser que tout est fini. Et ça, ce n’est pas facile », a mentionné Guillaume Lépine qui doit également faire son deuil de la LHJMQ puisqu’il était âgé de 20 ans.
« C’est certain que ça l’a été une très belle expérience, je n’avais jamais vécu de finale, mais je trouve ça très dur de terminer mon stage junior sur cette note-là. »
Giroux et Byron
Si les Olympiques ont connu des séries au-delà des espérances, c’est en majeure partie grâce au brio du duo Paul Byron, Claude Giroux. C’est d’ailleurs ce que retenait le plus l’entraineur-chef des Huskies, André Tourigny, au cours de cette série.
« Quand tes meilleurs joueurs sont les meilleurs, tu gagnes. Giroux et Byron ont été tellement dominants, ils ont été, sans contredit, meilleurs que nos meilleurs joueurs. Ils étaient en mission et nous n’avons pas été capables de les arrêter. »
Claude Giroux, qui a remporté le trophée Guy Lafleur remis au meilleur joueur des séries, est sans équivoque, un joueur de concession qui a montré le chemin à ses coéquipiers. Constatant les effets d’un seul joueur d’impact, André Tourigny ne qu’en tirer une leçon très claire.
« Quand tu as des joueurs de concession comme les Olympiques ont et que ces joueurs sont en mission, c’est très dure de les arrêter. Un joueur comme Giroux ou Byron, ça n’a pas de prix. »
André Tourigny, annonce déjà que les Huskies seront de la course l’an prochain puisque l’on veut véritablement mettre la main sur cette coupe du Président.
« On va y retourner l’an prochain. Tous les ans, on fait un pas en avant et il nous en reste plus un gros à faire. C’est la première fois qu’on atteint la finale, donc on y a gouté. Présentement, on est abasourdi, mais chose certaine, le feu brule toujours et on va tout faire pour répéter cela l’an prochain. »
Gougeon blessé
Par ailleurs, comme c’est souvent le cas à la fin des séries éliminatoires, les blessures sont dévoilées. Parmi les quelques joueurs blessés chez les Huskies se retrouvait le gardien de but Maxim Gougeon. Après la rencontre, le portier des Huskies confirmait qu’il s’était tout d’abord blessé à l’aine, il y a de cela deux mois, et que sa blessure ait pris plus d’ampleurs pour finalement ressentir des douleurs partout au niveau de la jambe gauche durant les séries.
« Je ne dormais pas de la nuit à cause de cette blessure, mais ce n’est aucunement une excuse pour excuser les mauvaises performances que j’ai eues. »
Après le match, Gougeon a également précisé que Groulx avait eu de bons mots à son endroit lors de la poignée de main.
« Il m’a dit que je pouvais sortir d’ici avec la tête haute. Honnêtement, je crois que c’était dans son plan de match de mettre le focus à un endroit précis. »
À ce sujet, André Tourigny avouait que son équipe était prête à entendre des déclarations de Benoit Groulx avant la série.
« On savait que Benoit ferait tout pour nous déranger, mais je ne vois pas où ses propos peuvent avoir eu un pourcentage d’impact dans cette série. Il a fait ce qu’il devait faire », de conclure Tourigny qui prendra maintenant le temps de laisser retomber la poussière avant de faire le bilan complet de la dernière saison et s’attarder à regarder plus en détail le repêchage qui approche à grands pas.